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Diogène Laërce
iiie siècle

Les perspectives Texte 1

Origine du nom de la philosophie

« Le premier à avoir utilisé le nom de philosophie et, pour lui-même, celui de philosophe, fut Pythagore, alors qu'il discutait à Sicyone avec Léon, le tyran de Sicyone — ou bien de Phlionte, comme le dit Héraclide le Pontique dans son traité Sur l'Inanimée ; car (il considérait que) nul [homme] n'est sage, si ce n'est Dieu. La philosophie était trop facilement appelée “sagesse”, et “sage” celui qui en fait profession — celui qui aurait atteint la perfection dans la pointe extrême de son âme —, alors qu'il n'est que “philosophe” celui qui chérit la sagesse. »

Les Sages

Mais les Sages étaient également appelés sophistes, et non seulement eux, mais aussi les poètes étaient (dits) sophistes, ainsi que Cratinos dans ses Archiloques appelle, pour les louer, les (poètes comme) Homère et Hésiode.

Voici ceux qui étaient considérés comme des Sages : Thalès, Solon, Périandre, Cléobule, Chilôn, Bias, Pittacos. À ce nombre on ajoute Anacharsis le Scythe, Myson de Chéné, Phérécyde de Syros, Épiménide le Crétois ; certains (incluent aussi) Pisistrate le tyran. Et voilà qui furent les Sages.

(Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres, Prologue,
traduction sous la direction de Marie-Odile Goulet-Cazé, Le Livre de Poche 1999)